Un avocat est un professionnel qui exerce un métier difficile. Dans la pratique de sa profession, il est souvent confronté à des situations délicates mais, en toutes circonstances, il doit se conformer aux normes et respecter les limites. En outre, il est tenu de toujours privilégier les intérêts de son client. Les avocats suisses ne dérogent pas à la règle. Voici comment ils doivent procéder pour être en règle avec la loi mais aussi pour respecter l’éthique de la profession.

Une collaboration sous le signe de la confiance et du respect

La première tâche qui incombe à un avocat suisse, c’est d’instaurer une relation de confiance avec son client. La création de ce lien a vraiment une importance capitale. Il faut effectivement rappeler que si un individu s’adresse à un avocat, c’est avant tout pour trouver une solution à son problème ou bien pour atteindre un objectif qui lui tient à cœur. Rares sont les cas où il souhaite profiter d’un appui dans le lancement d’une procédure judiciaire. La collaboration entre l’avocat et son client doit toujours débuter par un entretien durant lequel les deux parties doivent fixer ensemble le but à atteindre et les méthodes à adopter. Après cette rencontre, l’accusé ou le plaignant doit déjà être certain d’avoir trouvé un allié de référence, prêt à lui apporter l’aide dont il a besoin. Dans le cas contraire, l’avocat n’aura pas bien assuré son rôle.

Présenter tous les moyens d’actions possibles

Ce qu’il faut mentionner, c’est que, peu importe l’objectif du client, l’avocat est le seul à pouvoir définir le moyen d’action le plus approprié car c'est lui le professionnel. La procédure judiciaire est souvent la solution avancée par ce juriste. Or, il s’agit d’une démarche coûteuse, longue et source de stress. Voilà pourquoi un avocat, qui privilégie l’intérêt de son client, doit essayer de trouver une issue plus simple dans le respect total de la législation en vigueur en Suisse. Il peut par exemple miser sur une négociation à l’amiable, si c’est possible. Il faut aussi souligner que, même si une procédure judiciaire est déjà lancée, un avocat doit toujours garder en tête l’objectif visé et chercher les meilleurs moyens de l’atteindre. Sa grande créativité est plus que requise s’il veut réellement satisfaire son client.

Proposer des honoraires raisonnables

En contrepartie de son intervention, un avocat suisse perçoit bien entendu des honoraires. Mais il faut qu’ils soient raisonnables. Sinon, le professionnel portera atteinte à l’éthique du métier en bafouant tout simplement la philosophie du droit. Il risque aussi de perdre la confiance de ses clients et sa notoriété en pratiquant des tarifs exorbitants. Pour déterminer le montant de celles-ci, il faut prendre en compte un bon nombre de paramètres. Ceux-ci sont définis par le droit cantonal genevois. Il y a entre autres le temps investi par l’avocat dans le traitement de l’affaire, la complexité de l’opération, l’importance de la responsabilité endossée par le professionnel, le résultat obtenu ainsi que la situation financière du client. Le spécialiste en droit suisse peut imposer un tarif horaire élevé dans le cas où il doit traiter des affaires financières délicates ou bien s’il est sollicité pour intervenir en urgence durant la nuit ou le weekend. Notons que les avocats suisses ont le droit de demander une provision. Il s’agit d’une sorte d’acompte déposé en guise de garantie. Bien entendu, ce détail est discuté durant le premier rendez-vous.